Le film MES DEUX MAMANS, écrit et réalisé par Aurore Thériault, sera présenté le 15 mars à 17h dans le cadre de la 5e édition du Festival de Films sur les Droits de la Personne de Montréal.
Le Festival de Films sur les Droits de la Personne (FFDPM) veut rappeler, à travers le cinéma, l’importance du respect des droits et libertés de la personne. La majorité des films présentés sont des documentaires réalisés à travers le monde et touchent à différents sujets comme la violence politique, le droit des femmes et des enfants et jette un regard sur l’Amérique latine. En tout, 63 films seront projetés dans différentes salles de Montréal et principalement au cinéma du Parc, à l'ONF et au cinéma Parallèle.
Écrit et réalisé par Aurore Thériault, MES DEUX MAMANS porte sur le besoin des lesbiennes d’être mères malgré l’homophobie et les tabous sociaux et ce, à travers trois générations de femmes depuis les années 70 jusqu’à maintenant. Nous serons témoins de l’évolution des mentalités au cours des quarante dernières années. Cinq familles à deux mamans dont deux du Nouveau-Brunswick et trois du Québec partagent leurs vécus et leur amour envers leurs enfants. Aurore Thériault a oeuvré dans le théâtre et le cinéma et travaillé au Studio Acadie de l’Office national du film à Moncton pendant 10 ans. En 2005-2006, elle réalise son documentaire L’île baroque tournée lors du 30e anniversaire du Festival international de musique baroque de Lamèque au NB et en 2007-2009 elle poursuit avec 2 autres réalisations documentaires MES DEUX MAMANS diffusée par TV5 Québec Canada et ÉPOUSES DE GUERRE OUBLIÉES qui sera diffusée prochainement par Radio-Canada et RDI.
Pour Aurore Thériault, ce film démontre que ces mères lesbiennes sont préoccupées par le bien-être et le bonheur de leur enfant au même titre que les mères hétéros. Beaucoup de femmes désirent être mères. Pendant longtemps le fait d’être lesbienne était un renoncement à la maternité. Plusieurs de ces femmes associaient ce fait de ne pas vouloir d’enfants à leur lesbianisme. Pour d’autres, elles avaient à choisir entre leur orientation sexuelle ou leur besoin d’être mères. Devant l’hostilité de la société face à l’homosexualité, certaines choisissaient le conformisme dans l’institution du mariage pour fonder une famille. Ces femmes ont su surmonter de nombreux obstacles sociobiologiques à la maternité lesbienne au cours des dernières décennies.