L’intégrité des ouvrages vidéographiques montrés sur la Toile ou à la télévision peut-elle être compromise? Transmises hors du contrôle de leur auteur, à quel sort ces œuvres sont-elles vouées? Izabel Barsive, artiste visuelle, vidéaste indépendante et professeure questionne le rapport fragile qu’elle entretient avec l’industrie et les plateformes de la diffusion, dans son exposition Une minute pour un carré blanc, présentée au Centre d’artistes Voix Visuelle du 13 mars au 20 avril 2010.
À partir d’extraits d’une minute de vidéos transformées (par des procédés de censure, par exemple), elle examine le rôle joué par les télédiffuseurs et les diffuseurs de la Toile, ainsi que le rôle du créateur. Selon elle, ce dernier peut consentir à toutes sortes de compromis en échange d’une ou de plusieurs minutes de gloire, gloire inexorablement éphémère car sujette elle aussi à l’oubli dans le brouhaha des images virtuelles polluées par la publicité.
Venez rencontrer l’artiste lors du vernissage qui aura lieu le samedi 13 mars à 13 h, au Centre d’artistes Voix Visuelle, situé au 81, avenue Beechwood, à Vanier. La galerie est ouverte de 11 h à 16 h, du mardi au samedi.
Le Centre d’artistes Voix Visuelle remercie la Fondation Trillium de l’Ontario, le Conseil des arts de l'Ontario, Patrimoine canadien et la Ville d’Ottawa pour leur appui.