L'Office national du film du Canada et Productions Appalaches
Marie Hélène Allain, religieuse et artiste professionnelle, sculpte la pierre. La force de la vie jaillit de l'ensemble de son œuvre, d'une grande sensualité. Pour cette femme, rien n'est profane, tout est intimement lié. Son dialogue avec Dieu et celui qu'elle entretient avec la pierre se font écho et ses œuvres révèlent le rapport intime qui lie l'artiste à la matière. Au fil d'entrevues avec Marie Hélène Allain et de lectures d'extraits de son journal, le film de Rodolphe Caron nous convie à une rencontre avec cette artiste religieuse. Avec la vivacité, la sagesse et la générosité qui la caractérisent, elle nous introduit à son œuvre sculpturale et à sa vie spirituelle. On découvre ainsi le parcours singulier d'une femme qui a su harmoniser sa vie spirituelle et sa vie artistique, sans jamais sacrifier la qualité ou l'intensité de l'une au profit de l'autre.
Pour plus d'information voir : http://www3.onf.ca/collection/films/fiche/?id=55457
Productions Appalaches et l'Office national du film du Canada
Soixante-dix-sept ans. Acadien au parcours important pour les francophones. Léonard Forest a façonné le programme français de l'ONF où il est entré en 1953, à l'âge de 25 ans comme recherchiste, scénariste et réalisateur. À vingt-neuf ans, il devient le plus jeune producteur francophone de l'ONF. Donnant la parole à ses compatriotes acadiens, sa pratique l'amène vers un cinéma de questionnement, souvent revendicateur. Pendant plusieurs années, il travaille à consolider l'équipe française de l'ONF. Léonard Forest est aujourd'hui retraité et vit à Moncton. Il s'adonne à une autre de ses passions, la poésie. Rodolphe Caron, cinéaste acadien de la génération suivante, a été inspiré par l'oeuvre de Léonard Forest. Il souhaite lui donner la parole pour qu'il nous parle de ses films, de poésie, de ses aspirations, de ses rêves réalisés ou à réaliser. Ce défricheur de l'âme acadienne mérite qu'on l'écoute.
Pour plus d'information voir : http://www3.onf.ca/collection/films/fiche/?id=52878
Cette création est le résultat de la rencontre d'une équipe de vidéastes, de trois écrivains et d'un musicien. Une journée consacrée à chaque écrivain, Albert Belzile, Marc Arseneau et Marielle Gervais. Sans prétention, juste pour le plaisir de voir les mots au Salon du Livre d'Edmunston 2004.
Ce documentaire aborde le sujet des rapports existants entre le Madawaska et l'Acadie. Les participants sont majoritairement des Madawaskayens qui nous font découvrir leur coin de pays, avec ses particularités, ainsi que leur relation - harmonieuse pour certains et ardue pour d'autres - avec l'Acadie. Des extraits de la pièce de théâtre Le Pique-Nique, de l'auteur Rino Morin Rossignol, viennent ponctuer avec humour et ironie certaines réalités de cette relation Brayon-Acadien.
Chaque être humain a ses folies. Elles nous permettent de vivre en harmonie et en équilibre, jusqu'au jour où une de ces douceurs nous fait perdre le contrôle. Maudite folie! Maudit café!
Hermel Volpé fut l'un des meilleurs archers du Canada. De 1985 à 1994, il gagne 5 fois le championnat canadien au tir à l'arc. Né en 1961 à Saint-Michel dans le Nord-Ouest du Nouveau-Brunswick, la nature le dote d'une force peu commune. Adolescent, il s'adonne à la lutte olympique et à diverses démonstrations de sa force physique. II commence à s'intéresser au tir à I'arc en 1980.
En septembre 1984, Volpé est victime d'un accident de travail en forêt; un arbre lui tombe sur le dos. Les médecins sont incertains quant à ses possibilités de rétablissement. L'année qui suit est très difficile pour Volpé, il doit réapprendre à marcher, accepter ses nouvelles limites, se découvrir de nouvelles ressources et surtout faire le deuil de sa force physique. Comme il a beaucoup de temps libre, il se consacre intensément au tir à l'arc. En juillet 1985, à peine dix mois suivant son accident, il participe pour la première fois au championnat canadien de tir à l'arc. Malgré les séquelles permanentes de son accident, il se maintient dans le peloton de tête des archers canadiens pendant dix ans.
Dans ce documentaire tourné en 1994, Hermel Volpé raconte l'année qui a suivi son accident, ses combats et la transformation de sa personnalité. Nous le suivons dans sa préparation aux épreuves de championnat canadien et à la compétition de 1994 à Edmonton en Alberta. Les média nous rapportent les succès de Volpé, mais pour la première fois la grande majorité des gens vont découvrir la force de caractère qu'il lui a fallu pour atteindre I'excellence sportive. Le film amène les spectateurs dans l'intimité de cet athlète, leur fait visiter les coulisses du succès et leur fait prendre conscience des grandes leçons de courage qui se trouvent parfois derrière un titre prestigieux. Avec ou sans ses titres et médailles, Hermel Volpé reste un champion parce qu'il a su transcender son handicap afin d'aller au bout de lui-même.
* Gagnant du prix de la vague au Festival international du cinéma francophone en Acadie 1993 (catégorie du court et moyen métrage
***Synopsis : Le film nous fait découvrir l'accompagnement des malades par des bénévoles œuvrant dans le milieu hospitalier. II n'y a pas de portrait type du parfait accompagnateur, ils viennent de différents milieux et ont chacun leurs raisons d'être là. Ils ont pour la plupart perdu un ou des êtres chers. Ils se rejoignent tous sur le but de leur action : donner aux malades une meilleure qualité de vie. En nous faisant connaître quelques-uns de ces bénévoles qui ouvrent leur cœur aux malades, ce film nous fait réfléchir sur la générosité et le don de soi. ****Extraits d'entrevues : Chaque personne a quelque chose de beau et de grand quand on se donne la peine de le découvrir. L'accompagnement, c'est marcher à côté de, c'est de l'écoute, de l'attention, un support moral! C'est les accompagner dans leur démarche, les aider à grandir, à trouver leurs solutions, à trouver un sens à la vie, un sens à ce qui leur reste de vie. (Odette Cyr, agente de pastorale)
Pour mes traitements... on était tous enlignés, puis on était juste des numéros... les amis qu'on se faisait dans ce temps-là, bien on se ressemblait tous, on avait pas grand cheveux sur la tête... Le lundi matin, quand on recommençait (les traitements), il y en avait toujours une couple qui manquait dans le groupe, ils n'ont pas été chanceux comme moi, ils sont morts de ça. J'ai tout le temps désiré si le bon Dieu me tenait aux alentours que je regarderais pour joindre un groupe de support comme je le fais aujourd''hui. (Dick Corbin, membre de l'équipe de support)
C'est pas facile de décrire ce travail-là... mais c'est au moins à 90% d'écoute... On dit que l'écoute doit se faire avec le cœur beaucoup plus qu'avec la tête. (René Fortin, agent de pastorale et membre de l'équipe de support)
C'est pas compliqué être à côté de quelqu'un qui sait que ses jours sont comptés, c'est d'être là, d'être présent, puis de le considérer encore comme une personne à part entière qui est encore là. (Lucie Couturier, infirmière)
Les productions du Phare-Est et l'Office national du film du Canada
Une frontière qui vient séparer une région en deux ne divise pas nécessairement sa population. À cheval sur une frontière nous présente la réalité quotidienne de la vie à proximité des frontières canado-américaine et québécoise : la présence des postes douaniers, la collaboration des villes frontalières, l'influence linguistique, sociale et culturelle sans l'aspect économique de cette situation géographique particulière. À travers la carrière du chanteur country Jean Boucher, nous voyons comment les Madawaskayens percoivent leur identité, l'influence de leurs voisins américains, québécois et acadiens et la détermination de cette population à conserver et à faire valoir sa différence.
Pour plus d'information voir : http://www3.onf.ca/collection/films/fiche/?id=4848
Il s'agit d'un court métrage sur une chanson de folklore chantée par Trefflé D'Astous. Cette chanson raconte avec humour la réaction d'un homme dont l'épouse vient de mourir. Au lieu de pleurer, il s'en réjouit! Après tout, l'effrontée osait mettre de l'eau dans son vin! Tourné en une fin de semaine avec les membres de Cinémarévie, leurs enfants et des amis.
Monsieur Lude, c'est un «touche à tout», c'est un débrouillard. Il a une ferme, élève des animaux, coupe du bois, fait les sucres et devient ouvrier au besoin. Comme il le dit si bien, «un gars qui peut faire toutes sortes d'affaires, c'est pas mal lui le plus chanceux aujourd'hui, parce qu'aujourd'hui quand tu te fies à d'autre monde pour faire ton ouvrage, t'es bien mal pris». Dans ce film, Monsieur Lude fabrique un traîneau comme son grand-père en fabriquait il y a plus d'un demi-siècle. C'est à travers cette fabrication que l'on peut voir et sentir sa vraie personnalité. Monsieur Lude ne se contente pas de faire le traîneau pour nous, il nous montre comment on peut en faire un soi-même. C'est un peu une invitation qu'il nous fait à être plus autonome car pour lui, «quand tu fais faire ton ouvrage par quelqu'un d''autre, tu trouves le temps long».